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Les partenariats conclus en vue de l’ouverture du marché des jeux et paris en ligne

Ladbrokes se trouve parmi les bookmakers qui se lancent sur le marché français. Paddy Power a conclu une entente avec le PMU, tandis que le bookmaker en ligne Sportingbet s’est associé au journal Le Monde. Par ailleurs, le PMU a signé avec PartyGaming, qui va lui fournir une offre de poker sur internet.

Un autre nombre de partenariats a été également dévoilé: la FDJ a signé un accord avec Orange qui permettra à l’opérateur d’incorporer les paris dans ses portails français. L’opérateur de loterie a également signé un contrat de sponsoring avec TF1 et s’est associé avec le groupe Casino Barrière pour se lancer dans le poker en ligne.

Le journal en ligne, eGaming Review estime que plusieurs autres joueurs font la queue pour entrer sur le marché français, y compris SPS Betting, l’exploitant de Eurosportsbet, qui fait partie du conglomérat Bouygues, qui détient la chaîne de télévision Eurosport.

Un autre acteur qui envisage de miser sur le marché français est Bwin, le groupe autrichien en ligne qui a un accord avec les médias Groupe Amaury, l’éditeur du quotidien sportif, L’Équipe.

L’ouverture des paris en ligne – la FDJ et le PMU ont des avantage I Cadre général

La libéralisation du marché des jeux d’argent et paris en ligne devrait avoir lieu dans les premiers jours de juin. C’est le désir du gouvernement que cela se passe juste à temps pour le premier match de la Coupe du monde de football le 11 juin. L’une des raisons serait le renforcement des deux anciens monopoles sans nécessairement parvenir au but de réduire de manière significative la fréquentation des internautes français sur les sites étrangers.

Après la décision du Conseil constitutionnel, l’Arjel va délivrer des licences sur les trois marchés libéralisés: le poker, les paris sportifs et les paris hippiques. Olivier Vialle, spécialiste au cabinet PriceWaterhouse Coopers France estime qu’ »une trentaine d’opérateurs devraient déposer leurs dossiers » et que « presque tous les gros opérateurs étrangers vont venir sur le marché français ».

Le bookmaker Betfair est l’un des opérateurs qui hésitent encore à entrer sur le futur marché français. Tim Phillips, Directeur des relations publiques pour l’Europe explique: « Ce n’est pas impossible pour un nouvel entrant d’être rentable, mais ce sera très difficile étant donné le régime fiscal proposé – la législation française va certainement profiter aux acteurs historiques. »

L’ouverture des paris en ligne – la FDJ et le PMU ont des avantages II Les opérateurs historiques détiennent le contrôle

L’une des raisons de cette incertitude est qu’en réalité la Française des Jeux et le PMU disposent sur le papier d’avantages importants: la notoriété, le capital de confiance élevé, les réseaux physiques très denses. En outre, les deux opérateurs historiques ont multiplié ces derniers mois les partenariats avec de grands groupes de médias.

Ainsi, les nouveaux acteurs craignent de ne pas faire face aux dépenses marketing et accusent les autorités françaises d’avoir introduit des normes techniques trop contraignantes.

Dans ces conditions, certains joueurs vont choisir probablement de continuer à miser sur des sites illégaux. Francis Merlin, consultant en marketing et en communication, évalue ainsi au salon du Sportel à Monaco à 800.000 les adeptes des casinos en ligne qui ne pourront retrouver la même offre sur des sites légaux.

Comme la nouvelle loi ne permettra pas aux Français de jouer avec des internautes étrangers, les joueurs pros de poker pourraient être tentés de conserver leurs comptes sur des sites illégaux, où les frais seront moins élevés. Ils auront également d’autres raisons assez importantes pour faire ce choix: les inscriptions sur les sites légaux vont s’accompagner de procédures particulières et les mesures techniques destinées à contraindre les joueurs français à jouer sur des sites en « .fr » seraient contournables.

De plus, Francis Merlin estime qu’une partie des joueurs pourraient même opter pour une inscription sur un site étranger, à la suite de massives campagnes de marketing.

L’ouverture des paris en ligne – la FDJ et le PMU ont des avantage III Estimations négatives pour les opérateurs étrangers

En analysant ce contexte, on se rend vite compte que l’entrée des nouveaux opérateurs sur le marché français risque d’être difficile. En comparaison avec les monopoles historiques, ils ne pourront pas compter sur leurs activités terrestres pour assurer leur développement.

Nicolas Béraud, PDG de BetClic prévoit même « de fortes pertes » dans les prochaines années, mais il espère que la loi sera assouplie lors de sa révision, prévue 18 mois après son entrée en vigueur. Toutefois, en 18 mois la hiérarchie entre les opérateurs sera surement établie. Les spécialistes de PriceWaterhouse Coopers France s’attendent à ce qu’en deux ans débutent les abandons et les fusions, ce qui va laisser la place qu’à cinq ou six opérateurs principaux sur le marché des jeux et paris en ligne.

En gros, Francis Merlin affirme que sauf la FdJ et le PMU, peu d’acteurs pourront totalement bénéficier d’un marché qui pourrait représenter quatre milliards d’euros, seulement s’il suivait la croissance rapide du marché italien. Les multiples possibilités offertes par un marché français légalisé, mènent à l’augmentation des acteurs, qui disposent aussi du savoir-faire nécessaire acquis sur le marché européen

Olivier Vialle, spécialiste au cabinet PriceWaterhouse Coopers France fait valoir que dans les mois qui suivront la libéralisation, l’attention du législateur sera attirée surtout par les questions liées à la dépendance au jeu: « Un trop grand succès de l’ouverture du marché pourrait presque avoir des conséquences négatives sur l’industrie. »

Bwin prêt à entrer de nouveau sur le marché français des jeux en ligne

Le géant des paris, Bwin envisage de reprendre ses services en ligne en France dès que la libéralisation récemment adoptée sera mise en œuvre et il pourra bénéficier d’une licence.

Bwin a eu une joute malheureuse avec les autorités français il y a quelques années qui a abouti à la brève détention de ses co-PDG. A présent, il espère obtenir une licence avant l’été.

Les détentions ont conduit au retrait de Bwin du secteur, mais le groupe est maintenant prêt à concourir de nouveau, après la signature d’un accord avec l’éditeur français du quotidien sportif, L’Equipe. « Nous avons longtemps combattu pour la libéralisation du marché français des jeux en ligne et évidemment je pense que c’est une bonne décision », a déclaré Konrad Sveceny.